Chers parents olim : et si le système israélien avait raison ?
25 février 2026 · Patricia Hassoun
Lorsque nous avons fait notre alyah il y a 5 ans, nos amis français ici nous ont donné un précieux conseil : « Oubliez vos repères du système scolaire français. Ici, pendant des années, vous aurez l'impression que vos enfants apprennent peu. Les professeurs seront surtout attentifs à l'épanouissement émotionnel de votre enfant. Mais faites confiance au système israélien. »
À côté de ça, ils identifient dès le CE1 les enfants à haut potentiel qui peuvent avoir des cours en dehors de l'école. Mais là aussi, surprise : ils ouvrent son esprit, stimulent sa curiosité, sa créativité, sa capacité à travailler en groupe, à innover, à prendre des initiatives.
Tout est fait pour que l'enfant réussisse et développe sa confiance en lui. On lui apprend qu'il a le droit d'échouer, que ça fait partie de l'apprentissage et que l'important est de persévérer.
Ce mois-ci, lors d'un congrès international consacré à l'éducation organisé à Paris, plusieurs données présentées sur le développement cognitif et émotionnel des enfants israéliens ont suscité l'étonnement de délégations venues notamment du Japon et de Chine.
À ce titre, le parcours d'Yifat Merbl est édifiant, notamment sur le rôle de l'armée ici, qui peut révéler des talents que le système scolaire n'a pas su déceler. À 48 ans, professeure du département d'immunologie systémique du Weizmann Institute of Science, elle a été sélectionnée par la prestigieuse revue Nature parmi les dix personnalités qui ont façonné la science en 2025.
Durant son adolescence, le système éducatif israélien n'a pas su l'intégrer : en seconde, on lui a dit qu'elle n'était pas faite pour le cursus académique. Elle a quitté l'école avec un profond sentiment d'échec et a enchaîné pendant des années les petits boulots. Le tournant est survenu lorsqu'elle a obtenu un score exceptionnel de 752 au test psychométrique israélien.
A alors débuté un parcours universitaire impressionnant : des études de biologie computationnelle à l'université Bar-Ilan, suivies d'un doctorat en biologie des systèmes à la prestigieuse Harvard Medical School en 2011.

