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Lorsque nous avons fait notre alyah il y a 5 ans, nos amis français ici nous ont donné un précieux conseil :

« Oubliez vos repères du système scolaire français. Ici, pendant des années, vous aurez l’impression que vos enfants apprennent peu. Les professeurs seront surtout attentifs à l’épanouissement émotionnel de votre enfant. Ils vous appelleront si votre enfant reste seul dans la cour pendant la récréation. Ça, ça les inquiète. Mais faites confiance au système israélien.»

À côté de ça, ils identifient dès le CE1 les enfants à haut potentiel qui peuvent avoir des cours en dehors de l’école. Mais là aussi, surprise. Notre fils aîné y va non pour avoir des cours de maths en plus : non, ils ouvrent son esprit, stimulent sa curiosité, sa créativité, sa capacité à travailler en groupe, à innover, à prendre des initiatives.

Tout est fait pour que l’enfant réussisse et développe sa confiance en lui.

On lui apprend qu’il a le droit d’échouer, que ça fait partie de l’apprentissage et que l’important est de persévérer.

Ce mois-ci, lors d’un congrès international consacré à l’éducation organisé à Paris, plusieurs données présentées sur le développement cognitif et émotionnel des enfants israéliens ont suscité l’étonnement, voire la stupeur, de délégations venues notamment du Japon et de Chine.

💡En cause: un ensemble de facteurs rarement réunis dans un même pays, qui semblent produire des résultats remarquables en matière d’intelligence émotionnelle, de créativité et de capacités d’adaptation (cf détails en commentaires).

À ce titre, le parcours d’Yifat Merbl est édifiant notamment sur le rôle de l’armée ici, qui peut révéler des talents que le système scolaire n’a pas su déceler.

À 48 ans, professeure du département d’immunologie systémique du Weizmann Institute of Science, elle a été sélectionnée par la prestigieuse revue Nature parmi les dix personnalités qui ont façonné la science en 2025.

😮Son parcours rempli de défis va vous étonner !

« Durant son adolescence, le système éducatif israélien n’a pas su l’intégrer: en seconde, on lui a dit qu’elle n’était pas faite pour le cursus académique, et en première, il a été décidé de ne pas la présenter aux examens du baccalauréat, y compris en chimie, un domaine dans lequel elle excelle aujourd’hui.

Elle a quitté l’école avec un profond sentiment d’échec et a enchaîné pendant des années les petits boulots. « On me considérait comme un potentiel gâché », confie-t-elle. Le tournant est survenu lorsqu’elle a obtenu un score exceptionnel de 752 au test psychométrique israélien.

A alors débuté un parcours universitaire impressionnant: des études de biologie computationnelle à l’université Bar-Ilan, suivies d’un doctorat en biologie des systèmes à la prestigieuse Harvard Medical School en 2011. Malgré sa réussite académique, un sentiment d’exclusion et la peur de l’échec l’ont accompagnée tout au long de son parcours.
Valerie Saul
VP Development & Fundraising

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